"Le FC Schalke 04 attache une grande importance à clarifier une chose : nous nous éloignons clairement de ces affiches, déclarations diffamatoires et insultes personnelles et n'acceptons aucune banalisation." Une situation rare qui crée une fracture sociétale entre certains supporters des clubs historiques et les clubs considérés comme “nouveaux riches". Dietmar Hopp serrant la main de Karl-Heinz Rummenigge à la fin du match. C'est à ce moment-là que les supporters du Bayern, depuis leur parcage, sortaient des banderoles à l'encontre du président d'Hoffenheim, mécène du … Lorsque Hopp reprend la club où il a joué plus jeune, c’est une équipe anonyme de huitième division qui ne soupçonne pas un instant qu’elle jouerait la Ligue des champions presque 30 ans plus tard. Dépasser l’application classique de la règle économique du "50+1", qui empêche un seul homme de détenir à majorité un club de football allemand. Le logo de la fédération allemande de football placée dans un viseur lors du match Dortmund-Freiburg. Mais il n’est pas le seul. L’occasion de voir Philippe Coutinho inscrire un doublé, pour un score de 6-0 acquis à l’heure de jeu. De quoi créer une scission entre certains groupes de supporters, défenseurs d’une certaine version du football traditionnel, et des clubs émergents à la réussite rapide. [ VIDÉO] #Bundesliga Scène complètement INCROYABLE! "Les banderoles ne sont absolument pas nouvelles. Mais l’essentiel était sûrement ailleurs. Jean-Michel Aulas clashé par Roxana Maracineanu, Guingamp : le retour d’un visage connu dans l’Hexagone, Gianluigi Buffon jouera au moins jusqu’à 43 ans, PSG : du nouveau dans le dossier Icardi / Cavani, Leroy Sané et le Bayern se draguent ouvertement, Messi dit non à l’Inter Milan (et à Newell’s). Une passe à dix géante entre les deux équipes qui a donc duré un quart d’heure, jusqu’au coup de sifflet final. En attendant, le club devrait sévir contre ses propres fans. Les incidents de ce week-end ont fait franchir un pas dans l’escalade dans la violence verbale vis-à-vis de Hopp, autant que l’action commune de plusieurs groupes de supporters confirme une plaie ouverte. Hopp a pourtant légalement utilisé un article qui indique qu’après 20 ans de mécénat, il est possible d’enjamber cette règle, comme l’explique Albrecht Sonntag, enseignant-chercheur à l’ESSCA. Comprendre : "Comme toujours, la DFB (la fédération allemande) ne tient pas parole, Hopp reste un fils de p***". 02/03/2020 à 20:35. On assiste à une indignation sélective avec un manque de cohérence. Voilà les joueurs du Bayern obligés de jouer les médiateurs, au même titre que le directeur sportif Hasan Salihamidzic et le coach Hansi Flick. "Dietmar Hopp a été diffamé, de loin, anonymement, sans nom, lâchement. La banderole brandie à plusieurs reprises par des supporters du Bayern Munich samedi contre Hoffenheim avait un message clair, et surtout ad hominem : … Et sans doute une manière pour tout le monde de protester contre l’attitude des fans bavarois. "Le Bayer et Wolfsburg ont traditionnellement contourné la règle du 50+1 car ce sont des clubs dont la marque est tellement intégrée dans le club qu’on ne peut pas leur reprocher”, précise Albrecht Sonntag. [ VIDÉO] Scène surréaliste ! Hoffenheim est le plus ciblé car Hopp a le privilège du traitement de défaveur. Après une première coupure, l’arbitre interrompt donc une seconde fois le match à la 77ème. avec des investissements massifs et le petit club campagnard aura gravi tous les échelons. PDG de la SAP (informatique) et ancien attaquant du club, il est arrivé à la tête du club il y a 15 ans. Ces derniers ont déployé des banderoles haineuses à l’égard du mécène du club adversaire Dietmar Hopp. "Alles beim alten, des DFB bricht sein Wort, Hopp bleibt ein Hurensohn !". Ce n’est pas un jouet pour lui, il a décidé d’investir de manière extrêmement durable et raisonnable dans une région qui n’a jamais eu de grand club.". Qui est Dietmar Hopp, le milliardaire à la tête du TSG Hoffenheim ? Dietmar Hopp, né le 26 avril 1940 à Heidelberg, est un entrepreneur et milliardaire allemand.Il est l'un des fondateurs en 1972 de la société informatique SAP AG avec d'autres anciens salariés d'IBM, Hans Werner Hector, Klaus Tschira, Claus … © Elmar Kremser / SVEN SIMON / SVEN SIMON / dpa Picture-Alliance, Allemagne : Raclée, banderoles et jeu arrêté : fin de match surréaliste entre Hoffenheim et le Bayern à cause de banderoles, questionne, lui, l’hypocrisie de ces individus. Le PDG du Borussia Dortmund Hans-Joachim Watzke avait au moment de la montée déjà grincé des dents, estimant que le championnat n'avait "pas besoin de tels clubs". Cet après-midi, Hoffenheim a été giflé par le Bayern Munich, leader de Bundesliga, sur sa propre pelouse. Qu'a fait la 15e fortune allemande, ancien co-fondateur de SAP (logiciels informatiques) de si terrible pour s’attirer le courroux des supporters ? Le club de la Ruhr a indiqué que le match mardi contre le Bayern Munich en Coupe d’Allemagne serait immédiatement interrompu en cas de banderoles anti-Hopp, alors même que la rencontre va voir deux historiques de Bundesliga s’affronter. Cet après-midi, Hoffenheim a été giflé par le Bayern Munich, leader de Bundesliga, sur sa propre pelouse. , modifié le C’est l’image du week-end. C’est très durable et intelligent ce qui est fait à Hoffenheim", appuie Albrecht Sonntag. Si l’indignation et les réactions en chaîne sont sincères, elles sont parfois à deux vitesses, notamment vis-vis-vis des questions de racisme, plus fréquentes dans les autres divisions que l'élite. sur l’app sport ou sur Après une banderole insultante à l’encontre de Dietmar Hopp, propriétaire d’Hoffenheim, les 22 acteurs ont décidé de finir le match avec une passe à dix. Il lui est reproché d’acheter des joueurs car - apparemment - il n'a pas des limites, mais ils n'ont pas de stars à Hoffenheim. Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre), Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre), Chine : le football entre besoin de compétitivité et realpolitik, Bob Marley et le football, une passion mortelle, Martin Ødegaard, l’étoile du Nord brille enfin. Dès qu’ils ont une offre pour un joueur comme Roberto Firmino (en 2015), ils le vendent car ils n’en ont pas besoin. Des analyses parfois aussi improbables qu'un mélange entre Ronaldinho et Cheick Diabaté. •tv. Il n’y a pas vraiment une grosse résurgence de racisme dans les tribunes, bien qu’on puisse la constater. Le RasenBallsport Leipzig, fondé en 2009, détenu par le fabriquant de boisson énergisante Red Bull, a lui aussi subi des railleries depuis sa création, autant que deux autres clubs étroitement liés à des multinationales, qui ont outrepassé la lettre classique du "50+1" : le Vfl Wolfsburg, affilié à Volkswagen, et Leverkusen, géré par le géant Bayer. "Le football allemand est actuellement dans un état très fébrile et nerveux. Une décision très mal digérée par une frange traditionnelle des clubs historiques. "Ce n’est pas déroger à la règle que d’activer un article de ladite règle. [Match de légende #1] Inter-Lazio 98 : Le génie Ronaldo champion d’Europe ! Après l'arrêt du match à cause des banderoles anti-Hopp, les joueurs, solidaires, ont décidé de reprendre en se faisant des passes en attendant le coup de sifflet C'est du JA-MAIS VU !https://t.co/9urViUoZPq, Le Real terrasse le Barça (2-0) et s’adjuge la pole, Copyright © 2020 | Thème WordPress par MH Themes. Le match Hoffenheim – Bayern arrêté à cause de banderoles anti-Hopp, mécène du club de Hoffenheimhttps://t.co/b1UF9WLmx3, — beIN SPORTS (@beinsports_FR) February 29, 2020. Ils sont parmi les dix meilleurs clubs de jeunes sur les dernières années. Dans le parcage bavarois, les supporters ont sorti une bandelore hostile au propriétaire d’Hoffenheim, Dietmar Hopp. “Hopp reste un fils de p***”, peut-on ainsi lire. Mais l’essentiel était sûrement ailleurs. Nous ne permettons pas à quelques uns d'endommager notre club. On les as vues très régulièrement, certains groupes sont plus obsédés par lui que d’autres mais ce n’est pas nouveau.". S’en sont suivies des banderoles moqueuses "Hasta la vista Hopp", des pièces de monnaie jetées en référence à sa fortune. Des gens qui ne s'intéressent pas au football et au Bayern, mais à leur expression sur une scène qui ne leur appartient pas." Pris pour cible par des groupuscules de supporters du Bayern Munich, du Borussia Dortmund ou encore de l'Union Berlin, Dietmar Hopp, le président et mécène du TSG Hoffenheim, divise le football allemand en raison de son apport financier important à son club. Je trouve ça ambigu car l’indignation pour les menaces contre M. Hopp sont prises bien plus au sérieux que celles à l’encontre de joueurs de couleur. Ces scènes inhabituelles pourraient pénaliser le Bayern, alors que la Bundesliga a décidé de sanctionner les injures dans les stades. Cet épiphénomène du racisme se joue devant une société qui était calme et presque ennuyeuse sur le plan politique pendant 70 ans, et qui se voit aujourd’hui gangrenée par un discours d'extrême droite comme celui de l’Alternative für Deutschland (Afd) et des actes - pour l’instant encore relativement isolés mais qui commencent à s’accumuler - de violences physiques. Si le football allemand veut être présentable, il doit être en mesure de mieux identifier les acteurs individuels d’actes répréhensibles, le racisme comme les menaces contre Hopp", conclut l’enseignant-chercheur. L’histoire a pourtant été cahoteuse depuis sa promotion en Bundesliga en 2008. Le spectacle était présent sur le terrain, mais également en dehors. Les ultras de Munich ne portent pas Hoffenheim dans leur coeur, reprochant au club son manque d’histoire dans l’élite (Hoffenheim n’est arrivé en Bundesliga qu’il y a 12 ans, grâce à la fortune et aux efforts de Hopp). En colère contre Hopp, coupable d'être le mécène de Hoffenheim, les supporters adverses ont donc grandement animé la fin d'une rencontre acquise depuis bien longtemps à leur équipe. Dietmar Hopp aura fait grandir le club (d’une ville de moins de 4000 habitants !!!) Hansi Flick questionne, lui, l’hypocrisie de ces individus : "Chacun de ces étourdis a probablement quelqu'un dans sa famille qui a déjà bénéficié de Dietmar Hopp", a grondé celui qui a entraîné Hoffenheim entre 2000 et 2005. Des banderoles ont été déployées contre un mécène d’Hoffenheim : Hopp. Publié le Rentrés au vestiaire puis de retour sur le terrain, les 22 acteurs se sont alors mis à échanger le ballon, sans but. L’occasion de voir Philippe Coutinho inscrire un doublé, pour un score de 6-0 acquis à l’heure de jeu. L e Bayern Munich s’en allait vers une victoire écrasante 0-6 sur la pelouse d’Hoffenheim ce samedi lorsque la rencontre a été interrompue à la 66e minute en raison du comportement des supporters bavarois. Peu avant la scène surréaliste au PreZero Arena, les ultras de Dortmund avaient eux aussi brandi une banderole du même acabit face à Fribourg. Dans le cas où quelqu’un s’engage pendant 20 ans de manière ininterrompue et conséquente dans son club, on ne peut plus considérer que c’est un investisseur temporaire. Dimanche, ce fut au tour du match entre l’Union Berlin et le VFL Wolfsburg, un autre club catalogué comme nouveau riche. “Si une certaine idée du football est incarnée par des clubs gérés de manière catastrophique, limite légale, comme Kaiserslautern, Hambourg et Stuttgart, tous ces clubs qui devraient être en première division et qui ne le sont pas, alors je constate simplement que Hoffenheim est mieux géré que d’autres. Avoir un investisseur seul détenteur d'un club à la majorité est habituel dans beaucoup de championnats, c'est un crime de lèse-majesté en Bundesliga. Même du temps de la 2e voire la 3e division, Hopp a été vu par une partie des supporters comme le fossoyeur du football allemand, continue Albrecht Sonntag. Un arrêt de jeu pendant plus de 10 minutes jusq’au coup de sifflet final. On s’aperçoit que certains éléments de langage se libèrent à nouveau en tribunes", décrypte l’enseignant-chercheur. C’est une violence verbale, qui introduit une rhétorique qui encourage à la violence, dans la tribune mais dans la société dans son ensemble. Après la scène ubuesque sur la pelouse, où les joueurs ont fini le match en se passant la balle, le président du Bayern Munich Herbert Hainer est monté au créneau pour désolidariser le leader de Bundesliga de l’action de quelques individus. C’est dire si la crainte est grande et la fracture profonde. La banderole brandie à plusieurs reprises par des supporters du Bayern Munich samedi contre Hoffenheim avait un message clair, et surtout ad hominem : s’en prendre violemment à Dietmar Hopp, le richissime mécène du club de cette petite ville de 3000 habitants, perfusé financièrement depuis l'arrivée de Hopp au club en 1990. Dans un communiqué, le club de Schalke 04 s’est à son tour désolidarisé de ces banderoles, les condamnant fermement. 02/03/2020 à 16:38 "Ce n’est pas le premier match menacé d’interruption, il y en a eu pour des questions racistes dans des ligues inférieures.